Collective design: Alison and Peter Smithson | As Found Editions

Publication | Entre 1973 et 1975 Alison et Peter Smithson publient dans Architectural Design une série de 7 articles explorant l'articulation dialectique du singulier et du collectif opérée par l'oeuvre architecturale: making the connection, the violent consumer or waiting for the goodies, lightness of touch, collective quality, the good tempered gas man, reappraisal of concepts in urbanism, initiators and successors. | Xavier Van Rooyen, Dirk Van Den Heuvel, Robin Middleton | Traduction: Francis Guévremont | Graphisme: Matthieu Becker | As Found Editions | Smithsons Foundation | 2019.

The empty and the vast | Montello Foundation, New York

Résidence | Describe the desert from the translation of extracts of the latest book by English architecture critic and theorist Reyner Banham (1922-1988) Scenes in America Deserta, published in 1982 (MIT press). In this text, unpublished in French, Banham, already old, tells his explorations of the Mojave desert during his last trips between Los Angeles and Las Vegas. In beautiful descriptions of landscape he is moved by the precariousness of human settlements in these hostile environments, and pays homage, after a lifetime of work to study modern architecture in the era of the machine, to the beauty of a dry and arid nature. It is an eminently literary and very personal work, so a real experience of the desert seems to me necessary to access it fully. My proposal for residency at the Montello Foundation would consist in the writing of a journal in which I transcribe my experience of the desert by comparing it with that reported by Reyner Banham in his book. | Montello Foundation http://www.montellofoundation.org/ | 2018.

Cyles of collapsing progress | Lebanon's International Fair Grounds, Tripoli

Scénographie | The general idea of the exhibition revolves around the notion of cycles, cyclical time and the destruction and reconstruction of civilisations. Several studies around time, geology, archaeology tried to explain the natural and historical cycles punctuating our existence.

The contemporary art exhibition organised by the non-profit organisations BEMA and Studiocur/Art will take place at Niemeyer’s international trade fair on September 2018. Following the success of The Silent Echo at the Museum of Baalbek, the exhibition in Tripoli will draw attention to the Lebanese modern heritage by shedding light on the unique architectural legacy of Oscar Niemeyer. | avec Thibault Marca (NeM architectes)  Studiocur/Art http://www.studiocurart.com/ | 2018.

 

Reyner Banham Initial | Third International Conference of Young Urban Researchers, Lisbonne

Colloque | Les études angelinos de Banham ne consistent qu’en cela: la mise à jour des conditions initiales d’un urbanisme de recommencement : léger, superficiel, fantasque, opportuniste, mais aussi ouvert, horizontal, inventif et réversible. Pragmatique, Reyner Banham traque dans les expressions construites les plus diverses, les effets de l’incroyable site ouest américain sur les hommes qui l’habitent. Que cette rencontre dope leur capacité d’invention et change leur vie, c’est là ce qui le fascine. Comment la découverte de la Californie transforma les agriculteurs bourrus du midwest en agrumiculteurs gentlemen puis en entrepreneurs carnassiers, comment aussi, au cours de son histoire récente, cet eldorado poussa les architectes à chercher de nouveaux principes d’installation et les invita par là même à réinitialiser leur propre pratique ?  | TICYurb’18 https://ticyurb.wordpress.com/ | 18-22 juin 2018

Reset L.A. | Cité de l'architecture et du patrimoine, Paris

Colloque | Dans le cadre d’une résidence (Institut Français / Getty Research Institute) de trois mois à Los Angeles en 2017, j’ai pu travailler sur les archives de Reyner Banham et comprendre le rapport fondamental à l’initialité des phénomènes que convoque l’historien anglais dans son historiographie. Ses travaux sur Los Angeles et ses dispositifs architecturaux et spatiaux archaïques - en tant qu’ils rejouent chaque fois l’installation première du pionnier américain - ouvre selon moi à une pensée du recommencement dans l’urbanisme américain | Laboratoire GERPHAU https://www.gerphau.archi.fr/post/170903786536/appel-%C3%A0-communication-larcha%C3%AFque-et-ses-possibles + RST Philau + ARENA + Cité de l’Architecture et du Patrimoine | 15-16 juin 2018

Comment j'ai essayé de résoudre le cas mystérieux des maisons de Frank Lloyd Wright à Los Angeles

Article | De toutes les maisons californiennes de Wright, les plus importantes ont été conçues dans un élan d'énergie créative durant les premiers mois de 1923. Elles restent mystérieuses, leur signification et leur inspiration demeurant aussi opaques que leurs lourdes et riches façades faites de blocs de béton. Aussi, je voulais explorer la relation entre la tragédie qui a immédiatement précédé la décision de Wright de voyager pour la première fois en Californie du Sud - l'horrible meurtre, au studio Wright's Taliesin, de Mamah Borthwick, la femme pour laquelle il a quitté sa femme en 1909 - et l’architecture qu’il a produit peu de temps après à Los Angeles. | traduction: article original Christopher Hawthorne, LA Times http://www.latimes.com/entertainment/arts/la-ca-cm-building-type-that-far-corner-20180304-htmlstory.html  | 2018.

Master-Lab Habiter l’anthropocène | École Spéciale d’Architecture, Paris

Enseignement | A l’heure de l’anthropocène, des dérèglements climatiques globaux et d’une urbanisation planétaire sans précédents, une nouvelle alliance entre l’homme et son milieu apparaît souhaitable. Dans l’objectif majeur de la réduction de l’empreinte écologique, la transition d’un régime de croissance vers un régime de métamorphose, la redécouverte des ressources latentes, leur régénération, leur recyclage approprié deviennent autant de stratégies incontournables. Une nouvelle démarche en émerge, qui amène à considérer, du point de vue environnemental, social, économique, voire poétique, les multiples cycles de vie de ce qui existe : êtres humains, objets, matériaux, bâtiments, villes, campagnes, milieux, concepts…  | Avec Stéphane Bonzani, Roberto D’Arienzo, SaraKamalvand, Céline Bodard et Frank Salama | École Spéciale d’Architecture | 2018.

 

Résistances, Initialités, Archaïque | Caisse des Dépôts et Consignation, Paris

Recherche | Les incertitudes qui touchent au devenir des territoires contemporains inscrivent ceux-ci dans une crise profonde qui affecte tout autant ceux qui y habitent que ceux qui, comme les architectes, les urbanistes, les paysagistes se proposent de les transformer. En même temps qu’elles fragilisent les territoires, ces nouvelles conditions d’incertitude et de désorientation voient conjointement l’émergence, peut-être la résurgence, de pratiques de recommencements, de reprises, de réinitialisations. Par-là nous pensons à un champ très large de démarches qui proposent de répondre à l’incertitude et à la complexité du monde contemporain par la reprise du geste de bâtir dans sa dimension archaïque. Ces pratiques prennent des formes très diverses et s’expriment dans des milieux variés : reprise du geste primitif du « construire » (logiques d’empilement, d’assemblages simples, d’excavation, etc.), réactivation de figures d’installation archétypales (cabane, grotte, monolithes, etc.), approche phénoménologique et redéfinition de l’architecture comme fabrication d’atmosphères, mettant entre parenthèses les conditions culturelles, au profit de l’expérience corporelle, réinvestissement de la matière première (terre, pierre, bois...) et de sa mise en œuvre... ressourcement par des nouages à la nature dans sa double dimension physique et symbolique (géographie, éléments, etc.). | avec Stéphane Bonzani et Simon Teyssou | ENSACF + GRF Ressources + RST Philau + Caisse des Dépôts et Consignations | 2017-2019.

Inland Islands | Institut Français, Los Angeles

Recherche + résidence | Il y a quelque chose de cyclique dans les 4 écologies de Reyner Banham que je trouve intéressant et que j’ai repris: en partant de la plaine, je passe de proche en proche par les 4 écologies avant de revenir sur la plaine. À partir des 4 écologies banhamienne: hills, plains, roads et beaches, je complète cette géographie de deux manières. D’abord par déclinaison (climatique, altimétrique, hydrométrique, économique, ...): la plain devient desert, la hill devient mountain, canyon ou skyforest,la road devient freeway, highway ou river ou la beach devient harbor ou marina ... ensuite par hybridation, car les zones de contacts entre deux écologies, même si elles sont particulière- ment nettes, fabriquent des épaisseurs, des écotones, intéressants: les foothills, les under freeways, le Pacific Coast Highway ... Les récits racontent ainsi les transformations du grid pattern au contact du site californien, et forment une boucle dans laquelle on retrouve un Robinson suburbain qui, comme Banham, commence son parcours dans la plaine pour le finir dans le désert | Institut Français | juin - septembre 2017 (restitution en cours)

Banham's Papers | Getty Research Institute, Los Angeles

Recherche | De 1980 à 1987 Reyner Banham enseigna à l’Université de Santa Cruz en Californie, ce fut son dernier poste dans l’enseignement. Les archives concernant cette période sont regroupés dans les collections spéciales du Getty Research Institute et présentent principalement ses notes de cours et recherches préparatoires à ses travaux en cours (A concrete Atlantis et Scenes in Deserta America). Dans le cadre de deux sessions de recherche au GRI, j’ai travaillé sur ces archives | Getty Research Institute | août 2017 & février 2018

Infrastructures et poétique des marges | Paysages en mouvement, Editions Recherches / IPRAUS

Colloque + Publication | Comme l’affirme Bertrand Westphal, il est remarquable de constater à quel point, depuis la seconde guerre, la littérature s’est « spatialisée » et poursuit ce mouvement, avec peut-être même plus d’intensité aujourd’hui : l’espace n’est plus « la scène anodine sur laquelle se déploie le destin des êtres (F.Bon)» mais constitue la matière même des personnages qui l’habitent, leur chair, et parfois encore plus un personnage à part entière capable de tenir le récit à lui seul. | Avec Sophie Deramond, architecte DPLG, docteure en Lettres | Editions Recherches - Cahiers de l’IPRAUS, 352p.   http://www.editions-recherches.com/fiche.php?id=146 | 2016

 

L’outilleur Auvergnat | Biennale d’Architecture de Lyon 2017 + Biennale d’Architecture de Venise 2016 + ...

Recherche + workshop + journées d’étude +  publication | L’exercice projet, tel que mené dans le domaine d’études de Master EVAN, pose en préalable au développement de stratégies d’intervention, l’identification des déficiences dans les modes de production de l’urbain contemporain : le déficit de prise en compte de l’environnement du projet, la superposition maladroite des échelles de résolution, la gouvernance davantage motivée par la crainte du pire que par l’aspiration au meilleur, des documents d’urbanisme à l’unisson de ce peu d’ambition qui engendrent, in fine, un a priori négatif du grand public sur la profession. A ces vieux réflexes, nous proposons de substituer un ensemble d’outils nouveaux ou réinventés. | Avec Olivier Malclès: Biennale d’Architecture de Venise 2016 http://www.nouvellesrichesses.fr/fr/projets/loutilleur-auvergnat/ | Avec le DE EVAN: Biennale d’Architecture de Lyon 2017 http://www.biennalearchitecturelyon.com/projet/loutilleur-auvergnat/ | Avec Olivier Malclès: Rencontres Post-Biennale des Écoles d’Architecture, ENSA Marseille  http://minisite.marseille.archi.fr/rencontre-post-biennale-des-enseignants-des-ecoles-d-architecture/  | Avec Géraldine Texier: séminaire inter-labos de la MSH Clermont-Ferrand http://www.msh-clermont.fr/content/les-s%C3%A9minaires-de-la-msh-0 | 2015-en cours.

 

L’hypothèse de la pierre | Atelier International du grand Paris, Palais de Tokyo, Paris

Workshop | A l’heure où sont engagés de multiples débats sur ce que doit être le Grand Paris, ses limites, ses axes principaux, ses infrastructures, force est de constater qu’une question cruciale semble faire défaut : quelle sera l’identité de cette future métropole ? Et plus exactement, quelle sera son identité physique et matérielle ? Quels seront ses matériaux, ses ambiances, ses odeurs, ses couleurs? Alors que la ville de Paris, connue également sous le nom de « ville de pierre », tire précisément son rayonnement de son unité, qu’en est-il du projet de Grand Paris ? Doit-il coexister d’un point de vue matériel et symbolique avec le centre, ou doit-il au contraire prolonger ce qui est déjà là ? En considérant que le matériau pierre fait partie du patrimoine génétique de cette ville, est-il encore possible et envisageable de construire avec ce matériau ? La pierre peut-elle à nouveau jouer un rôle dans la définition de l’identité de la ville de Paris ? | Coordination scientifique avec Pierre Lévy, architecte | Intervenants Laurent Lehmann, architecte DPLG - Barrault/Pressaco, architectes DPLG - Boidot/Robin, architectes DPLG - h2o, architectes DPLG -  Michel Goutal, Architecte en chef des Monuments historiques - Sylvain Laval, directeur des Carrières du Bassin parisien - Vincent Garry - Entreprise Lefèvre, Compagnons du devoir en Île de France CTMNC - Franco Suisse, Promoteur | Atelier International du Grand Paris + Association 6e Continent | Atelier International du grand Paris | 25-29 avril 2016.

 

Masterclass Bridges | UCL Louvain, Bruxelles

Enseignement | Like many European and global metropolises, Brussels is heavily affected by the issues of a progressively more densely populating city. Having to cope with the needs of new housing and working spaces, its development induced the creation of a number of “fractures” | From heavy infrastructure to large built complexes, these entities tend to often divide the territory and for- malise important socioeconomic inequalities. | The design approach of the Master Class BRIDGES will address these issues by focusing less on the technical aspect of the connection, but rather on unveiling the potentials of the compounds, and re-imagining new active urban places and public spaces intervening in key socioeconomic nodes of Brussels. | Université Libre de Bruxelles (BE) : Benoit Moritz, Geoffrey Grulois / Vrije Universiteit Brussel (BE) : Michael Ryckewaert, Fabio Vanin / AHO Oslo (NOr): Giambattista Zaccariotto / TU Wien (AUS): Sabine Knierbein, Elina Kränzle / Università iuav di Venezia (iT): Chiara Tosi, Cristina Renzoni / Escola Tècnica Superior d’Ar- quitectura de Barcelona (SP): Carles Crosas, Jorge Perea / TU Berlin (dE): Ali Saad, Paola Alfaro d’Alençon / Waseda Tokyo (JP): Keigo Kobayashi, Kana Arioka | 2-13 novembre 2015.

 

Micro-poros | Institut pour la Ville en Mouvement + Agence d’Urbanisme de la ville de Tours

Espaces publics + Exposition + Publication | Interventions mineures pour transformations majeures - Le territoire de Tours et de Saint-Pierre des Corps est emblématique d’une condition métropolitaine contemporaine où ont fini par entrer en conflit les grandes infrastructures de mobilité et les milieux habités. Striés de toute part par de puissantes lignes de rupture – l’autoroute, mais aussi les emprises ferroviaires, les digues – ces milieux résistent malgré tout mais aspirent aujourd’hui à recouvrer plus de cohérence, plus de porosité. Les lignes d’usages, itinéraires fins des déplacements quotidiens, composent tant bien que mal, avec ces lignes de ruptures, passent le long, au bord, par-dessus, par-dessous… La stratégie du projet, loin de réinventer tout le système urbain, consiste à apporter des microporosités sur des points clés situés à l’intersection de lignes de rupture et de lignes d’usage. Il s’agit d’identifier ces points névralgiques, de les analyser et d’améliorer leur condition de passage voire d’en créer de toute pièce. Ces micro-interventions sont conçues comme des tapis urbains | Concours international Passages - Tours-Saint-Pierre-des-corps | Avec Jordan Aucant et Stéphane Bonzani - Collectif BAU15 http://bau15.eu/ | Institut pour la ville en mouvement - VEDECOM, ATU - Agence Tours Urbanisme  | Passages: Transitional Spaces for the 21st-century City, Espaces De Transition Pour La Ville Du 21e Siècle, Editions Actar, 2017, 256p. http://actar.com/passages/ | Exposition itinérantes: Paris, Pékin, Barcelone, Buenos Aires, Sao Paulo, Shanghai … https://www.youtube.com/watch?v=CcAxVQPWz8U  | 2015-2016.

Résurgences: les territoires de l'eau | École Spéciale d'Architecture, Paris

Recherche |  Si l’eau en tant qu’élément n’est pas à proprement parler construite, elle est pourtant élaborée, transformée, par nos représentations d’abord mais aussi par toute une série de dispositifs techniques qui la canalisent, la purifient, l’accélère ou la ralentissent, la quantifient. Les projets qui réinstallent l’eau dans les villes sont donc d’emblée engagés dans cette double réalité de l’eau, à la fois élément naturel et ressource construite, à la fois élémentale et technicisée. C’est dans cet entre-deux que des architectes, urbanistes et paysagistes déploient leur effort et leur imaginaire spécifique.  | La recherche s’articule en trois temps: un premier temps théorique par des contributions d’auteurs et des entretiens, un deuxième temps rend compte d’une exploration-expérimentation à l’échelle de l’Île de France, le temps trois présente un retour sur un workshop en Iran | Avec Stéphane Bonzani (sous la dir.), Erwann Bonduelle, Sara Kamalvand (Hydrocity), Chris Younès I École Spéciale d’Architecture, Paris, 162p. | 2015

 

Nouackchott | Communauté urbaine de Nouakchott, Mauritanie

Stratégie territoriale | Créée ex-nihilo en 1957 pour devenir la capitale de la Mauritanie, Nouakchott a connu une croissance démographique exponentielle, passant de 500 habitants à l’indépendance en 1960 à plus d’un million aujourd’hui (soit près d’un Mauritanien sur trois). Les sécheresses des années 1970 ont en effet poussé des milliers de nomades sans ressource vers cette nouvelle capitale. Depuis lors, le principal pôle d’activité du pays s’est étendu de façon démesurée et anarchique, en étoile et sur près de 30 km, mettant à mal tous les schémas successifs de planification urbaine. La session des Ateliers de mai 2014 se propose de réfléchir à l’avenir de cette ville et à son adaptation et ses mutations possibles permettant relever les multiples défis. Les Ateliers invitent à penser Nouakchott comme un espace urbain capable de faire face aux risques environnementaux, une métropole régionale, entre le Maghreb et l'Afrique subsaharienne, qui se projette et tente de gérer au mieux sa croissance, une capitale tournée vers le futur qui assurera le bien être de tous ses citoyens. | Communauté Urbaine de Nouackchott + Ateliers de Cergy https://www.ateliers.org/fr/workshops/127/ | 2014.

 

Alter-Architectures | PACT, Plateforme Européenne Architecture Ville Culture et Territoire, Paris

Recherche | L’Observatoire européen des processus architecturaux innovants à permis de recenser de nombreux projets alternatifs qui témoignent d’une métamorphose des pratiques, des conditions et des objectifs des architectes contemporains. Au delà de l’hétérogénéité du corpus, de grandes thématiques transversales parcourent ces initiatives de façon plus ou moins explicites. L’hypothèse générale à partir de laquelle nous proposons de structurer notre recherche consiste en l’idée que l’innovation éthique de ces projets passe par la constitution de nouvelles alliances. La régénération des milieux Cette recherche se propose d’explorer ces formes alternatives de liens à différents niveaux : d’autres représentations des milieux habités, d’autres méthodologies d’invention (processus, in-situ, co-opération, etc.), d’autres communautés politiques, d’autres alliances naturo-culturelles | Cette recherche fait suite à la publication Alter architectures manifesto / Observatory of innovative architectural and urban processes in Europe, Thierry Paquot, Yvette Masson-Zanussi, Marco Stathopoulos, Eterotopia -  Infolio, 2012, 343 p. | Avec Stéphane Bonzani, Chris Younès I GERPHAU EA 7486 | Commanditaire: PACT – Plateforme Européenne Architecture Ville Culture et Territoire, Observatoire des pratiques européennes innovantes | 2014

 

Coubron | Sequano Aménagement, Bobigny

Recherche | Coubron, commune rurale de Seine-Saint-Denis, est mise en devenir par un travail propsectif réalisé à partir d’une synthèse des travaux sur le péri-urbain de MartinVannier pour la DATAR.Cette recherche vise à accompagner l’aménageur Séquano dans la proposition d’un projet d’habitat alternatif et d’assistance à la maîtrise d’oeuvre par la mise en place d’un process partagé (phase 3). | Avec Antonella Tufano, Chris Younès I GERPHAU EA 7486 | Équipe de maîtrise d’oeuvre associée: OZone - architectes, Composante Urbaine - paysage, Transfaire - bet environnement | 2013 - 2014

 

Over the ridge line | Ville de Saint-Herblain, Nantes métropole.

Espace public | Régénération d’un quartier pavillonnaire à Saint-Herblain (44) | Avec Alexis Hagard + Ecocoop Environnement | Concours Europan 12 - short-list | 2013.

 

Récits, Architectures, Milieux | revue Essais - Ecole doctorale Montaigne Humanités Bordeaux III

Publication | Pour Morin, la reliance est «l’action de relier et de se relier et ses résultats», elle dit la relation de A à B autant que les effets de la relation sur A et sur B, elle quantifie le lien en même temps qu’elle le qualifie. La Re- liance, pour Morin, c’est le fondement épis- témique, mais aussi pragmatique et éthique d’une «écologie de l’action» nécessaire à tous et à chacun. La Reliance est une action, c’est aussi pour Edgar Morin une méthode qui condense les principes de la pensée Complexe, et parmi ceux-ci la dialogique: qui cherche à unir ce qui se contredit pour exprimer une réalité «complexe». «La dialogique postule et tient pour identi- fiable et par là intelligible bien qu’inexplicable in fine, la conjonction du complémentaire et de l’antagoniste, du pour et du contre, «d’homo spaiens et d’homo démens», de l’homogénéisant et de l’hétérogénéisant, de l’ordre et du désordre, du continu et du discret, de l’unité et de la pluralité; «toutes choses étant causées et causantes, médiates et de l’immédiate, ...»» (Morin) Ce principe dialogique confère à la Reliance et à cette «écologie de l’action» dont Edgar Morin se fait le porte-parole, une puissance heuristique qui permettrait de contrer «les effets mutilants, «décivi- lisants», de la séparation de la culture du citoyen, qui fait (ou qui «applique», pré- sumé sans chercher à comprendre), et de la culture des experts qui sont présumés comprendre sans avoir à faire.» (Le Moigne) C’est là tout ce qui nous intéresse dans le cadre d’un projet d’aménagment de territoire, ré- pondre à cette nécessité que l’on a à tra- vailler au partage des cultures habitantes et savantes. Si le dialogisme, tel que l’entendait Mikhail Bakthine, est l’interaction qui se constitue entre le discours propre de l’énonciateur et les discours qui lui sont extérieurs. Nous nous intéresserons quand à nous à l’interaction qui se constitue (ou qu’il reste à constituer) entre les différents discours habitants et leurs pendants savants. L’usage du récit est à ce titre précieux. | Récits, Architectures, Milieux - revue Essais - Ecole doctorale Montaigne Humanités Bordeaux III, n° Narration et lien social, juin 2013

 

S/Zenne | Bruxelles Environnement, Bruxelles

Espace public + Exposition | Ce linéaire de parc situé en plein cœur du quartier Masui est aujourd’hui l’unique espace libre dont disposent les communes de Bruxelles et de Schaerbeek pour développer un espace public de référence dans ce quartier. Cet espace « précieux »  est destiné à devenir un espace de rencontre et de convivialité. Ce projet, situé sur le lit de la rivière couverte de la Senne possède un double enjeu. Il renforcera, par sa trame végétale actuelle l’identité du quartier mais aussi le maillage vert régional de Bruxelles-Capitale reliant ainsi le quartier Laeken et le parc du 21 juillet. Aujourd’hui, on constate sur cet espace public, de nombreuses « coupures » dues notamment aux traversées de la rue Masui, de l’avenue de la Reine et de la rue du Palais. Notre équipe a donc imaginé une véritable remise en scène du milieu naturel confortant la biodiversité régionale pour ce linéaire de parc qui s’étire  autour de 4 séquences permettant le développement de sensibilités diverses en fonction des usages et des activités pratiquées et qui se révèle en totale adéquation avec les préoccupations de développement durable | Avec la Compagnie du paysage | Commanditaire Bruxelles Environnement | participation aux journées de l’architecture 2013 - Dag Van de Architektuur - Vlaams Instituut | 2012-2018.

 

Une chambre en bois brûlé | Ambon

Extension d’une résidence secondaire | Entre le parc de Brière et le golfe du Morbihan, à deux pas de la côte, une maison de vacances figée dans le temps. Pour l’agrandir, une réplique en bois brûlé, résistant au vieillissement. L’extension structure le terrain et l’existant. En voyage au Japon cette année-là nous découvrons la technique du shou-sugi-ban ou du bois brûlé. Afin de rendre le bois plus résistant à l’eau, à la moisissure et au feu, les pêcheurs et les agriculteurs utilisent cette technique naturelle depuis des siècles. C’est l’option choisie. Nous y voyons la possibilité d’expérimenter un matériau nouveau. Face à l’impossibilité de trouver une entreprise acceptant d’expérimenter la technique nous décidons de brûler le bois nous-mêmes avec la complicité de la société Adéquat qui en assurera la mise en oeuvre. Après avoir épuisé les réserves de papier journal du bureau de presse local et essuyé deux averses, nous adoptons une technique de brûlage par brasier, plus efficace, qui nous permet de brûler les 90 m2 de Douglas brut en trois jours | avec NeM architectes  http://www.nemarchitectes.com/maisonenboisbrule  | Projet lauréat des lauriers de la construction bois 2014 |  2012

 

DES Architecture des Milieux | École Spéciale d’Architecture, Paris

Enseignement | Régénérer les milieux habités. Des stratégies territoriales aux formes architecturales en passant par le projet urbain, ces nouvelles démarches visent à régénérer les milieux à toutes les échelles. Le défi consiste à réactiver et inventer d’autres alliances physiques, symboliques, et techniques entre nature et culture. La formation propose aux étudiants architecte-urbanistes d’explorer des voies inédites dans le contexte du développement durable et d’acquérir de nouvelles compétences spécifiques permettant d’affronter les enjeux écologiques.

Le DES a pour mission de développer une formation spécifique et interdisciplinaire, de stimuler la recherche et de contribuer au débat sur les stratégies architecturales et urbaines contemporaines, en France comme à l’étranger. Associer recherche et projet : stratégie territoriale et formes architecturales. La capacité d’invention du projet sur hypothèse est articulée à la capacité d’analyse du milieu considéré. Acquérir une méthodologie de travail (articulation des échelles spatiales et temporelles, lecture anthropologique des lieux, cartographie des ressources locales, etc.) et une culture interdisciplinaire (apport des sciences humaines et des sciences de la nature) permettant d’affronter la complexité des milieux étudiés. Choisir et décrypter un territoire métropolitain : chaque étudiant est amené à déterminer avec l’équipe enseignante un territoire de recherche et de projet permettant de croiser la question générique de la ville durable avec des spécificités locales. | Avec Stéphane Bonzani et Chris Younes  | École Spéciale d’Architecture | 2011-2016.

 

L’Atlas du Grand Paris | École Nationale Supérieure de Paris Belleville, Paris

Enseignement | L’approche est celle de la recherche des fragments, de la microechelle, de l’éphémère, qui paradoxale- ment, nous le savons,résonnent avec le grand territoire. Nous chercherons de comprendre ensemble, avec plusieurs regards, comment un fragment peut-il parler du grand Paris ? Et chaque année nous « interro- gerons » le grand territoire sur une thématique différente afin de construire petit à petit un atlas, particulier, et unique, du Grand Paris. L’exploration de ces fragments conduit à la fois à l’expression de singularités et de récurrences, qui renvoient sur le territoire à des figures progressivement construites, tissant des liens entre des lieux apparemment déconnectés. Établir ces relations, par la carte, l’échantillonnage ou le récit, est une manière de comprendre la réalité complexe, entrelacée et discontinue, de la métropole contemporaine. Ce TD constitue l’entrée en matière d’une approche de la grande échelle dans les études d’architecture | Dir. Alessia Debiase et Frédéric Bonnet | 2011-2012.

 

DPEA Recherche en Architecture | École Nationale Supérieure de Paris la Villette, Paris

Enseignement | Les mutations et transformations territoriales, urbaines et architecturales observables dans bien des parties du monde actuel constituent un défi qui ne saurait se limiter aux seuls aspects spatiaux. Observer ces transformations ne saurait donc suffire : il faut les comprendre pour mieux agir. C’est dans cette orientation que la mobilisation des chercheurs est non seulement utile, mais nécessaire. Les recherches et la formation engagées autour des questions relevant de ces phénomènes de transfor- mation et de mutation constituent de véritables entreprises de réflexion et de construction des connaissances et de savoirs fondés sur les exigences scientifique. Dans la mesure où les mutations observables concernent à la fois les formations spatiales et sociales, les démarches envisagées pour la compréhension des mécanismes à l’œuvre mettent au jour les changements des pratiques et l’élaboration d’autres catégories de pensée et d’action nécessaires à l’objectivation de nouvelles dynamiques. L’objet de ce DPEA international est d’introduire de jeunes chercheurs à la compréhension de ces mécanismes et à la production de connaissances scientifiques essentielles aux domaines de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage. Le DPEA Recherches en Architecture permet d’acquérir un bagage scientifique transversal qui explicite ces phénomènes et offre l’opportunité d’une première expérience de recherche au sein d’un laboratoire. | ENSA Paris la Villette https://dpearea.wordpress.com/  | 2010-2013.

 

Le bocage métropolitain | Rennes Métropole, Rennes

Recherche | La métropole rennaise a depuis longtemps fait le choix de la «ville-archipel». Cependant, ces dernières années, et plus encore aujourd’hui, à l’heure de la taxe carbone, ce modèle est mis à mal par l’allongement des temps de déplacement qu’il induit. La tentation alors est grande de réveiller le spectre d’une péri-urbanisation étirée sur les axes de connexions, comme ceux qui traversent le SSO, et surtout comme le développement du nouveau centre de Saint-Jacques-la-Lande semble le proposer. Le décentrement opéré par ce nouveau centre pose en effet clairement la question de la forme urbaine à l’échelle métropolitaine comme centrale dans le projet d’aménagement du site proposé ici. Sur ce point nous nous positionnerons rapidement en faveur d’un retour à la ville-archipel, en ce qu’elle induit, du point de vue des modes de vie de ses habitants et usagers, bien plus d’avantages que de contraintes, comme nous allons le voir.

Selon nous, ce retour ne peut se faire sans une actualisation du concept de limite. C’est en effet la qualité des limites qu’elle met en œuvre qui font les vertus de la ville-archipel. Leur netteté est facteur de qualité de vie: le resserrement du cadre bâti en entités spatiales clairement définies facilite l’iden- tification et l’appropriation des territoires, la multiplication et la distinction des îlots permet l’individuation, facilite l’orientation, la densité de ces îlots favorise le développement de réseaux de proximités locaux... En outre, l’interaction ville / nature y est d’autant plus forte que les limites sont franches. Par ailleurs, cette culture des limites de Rennes Métropole ancrée dans l’histoire de son développement en fait sa singularité, et comme le souligne Jean-Yves Chapuis c’est un sérieux atout. L’expérience le vérifie facilement, un tour de rocade par exemple suffit pour constater la qualité de traite- ment des bords dans la métropole rennaise, sur certaine portions l’infrastructure routière délimite strictement la ville des champs, c’est un cas unique en France | GERPHAU EA 7486 | Équipe de maîtrise d’oeuvre associée: OBRAS architectes - urbanistes | 2011-2012.

 

Master EVAN Entre Ville Architecture et Nature | École Nationale Supérieure de Clermont-Ferrand

Enseignement | La transversalité de la question architecturale : Du grand territoire au détail architectural, il ne s’agit que d’Architecture : Architecture des villes, Architectures des édifices, Architec- ture des sols. L’architecture ne se limite pas, ici, à la seule dimension de l’édifice, mais prend en charge la fabrication d’un monde habitable. Il s’agit moins d’insister sur ce qui distingue que sur ce qui rassemble les pratiques liées à l’aména- gement ou à la production d’espace et de fonder une pédagogie sur ces transversalités. La question de l’antériorité culturelle : La référence à un ensemble de doctrines contras- tées permet de mieux appréhender enjeux et situations au regard de l’histoire (et de fait de l’actualité) de la discipline. Il s’agit ici de fournir à l’étudiant de nouvelles clefs de lecture, mais aussi de développer les outils de concep- tion (logiques de composition, questions structurelles, définition de types, articulation programme/ projet, etc.) dont il dispose. Le domaine d’étude EVAN (Entre Ville, Architecture et Nature) traite de la transversalité de la question architecturale à différentes échelles (échelle urbaine et/ou territoriale, échelle de l’édifice…) Il s’intéresse à la régénération des territoires, à la question du territoire public, à l’édifice comme objet culturel, à la frugalité et l’économie de moyens. | ENSA Clermont-Ferrand http://www.clermont-fd.archi.fr/ | DE EVAN http://architectures.news/evan/ | Encadrement des mémoires, contribution au séminaire, mentions recherche | Enseignant contractuel 2007-2013, Maître Assistant Associé depuis 2014